Partager l'article ! Discours de Sarkozy : les syndicats mécontents, les patrons satisfaits: Le discours "social" prononcé mardi 18 septembre par Nicolas Sarkozy a ...
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Le discours "social" prononcé mardi 18 septembre par Nicolas Sarkozy a suscité des
réactions très contrastées.
Il faut "penser à la mobilisation des salariés si on veut changer cette politique sociale." Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a
vivement réagi au discours du président de la République. Il s’agit d’"un discours totalement déséquilibré entre ce qui relève de la responsabilité des employeurs, totalement exonérés
aujourd'hui, et les efforts que l'on demande aux salariés de notre pays", a-t-il indiqué, dénonçant également le "rythme" imposé par le président pour ses réformes.
Les fédérations syndicales de la SNCF, de la RATP et d'EDF-GDF ont prévu de se rencontrer mercredi et jeudi pour "répondre aux attaques" du président de la République.
"Il y a des sujets sur lesquels la CFDT est prête à réfléchir et à s'engager, je pense à l'harmonisation des systèmes de retraites et à la fusion ANPE-Unedic, mais le calendrier qui nous est
imposé est impossible à tenir", a relevé pour sa part François Chérèque.
Force Ouvrière a critiqué quant à elle "l'individualisation" des systèmes de protection sociale, qui va déboucher selon le syndicat sur "la privatisation partielle de la couverture sociale et
(sur) la mise en place de protections à plusieurs vitesses". FO est également hostile à la fusion ANPE-Unedic voulue par Nicolas Sarkozy, à la "remise en cause de la durée légale du travail" et a
déploré l’absence de mesures concrètes pour la relance du pouvoir d’achat.
La CFTC et la CGE-CGC ont surtout critiqué l’agenda des réformes, impossible à tenir selon elles. Solidaires a dénoncé l'"autoritarisme forcené" du président en matière de rapports sociaux, alors
que les autonomes de l’Unsa se sont félicités de l’engagement sur la réforme de la représentativité syndicale pris par le chef de l’État.
En revanche, Laurence Parisot, pour le Medef, a salué "un discours fondateur". La CGPME et l’UPA (artisans) ont également apprécié le discours du chef de l’Etat, avec une réserve pour l’UPA surla
faisabilité de la fusion Unedic – ANPE.
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