Partager l'article ! Algérie : Sarkozy et la colonisation: En visite en Algérie, le président de la République a condamné le système colonial. Mais les officiel ...
En visite en Algérie, le président de la République a condamné le système colonial. Mais les officiels algériens attendent
davantage.
Nicolas Sarkozy s’est exprimé lundi soir, devant des chefs d’entreprises français et algériens. Il a dénoncé le système colonial et appelé à
combattre à la fois le racisme, l'antisémitisme et l'islamophobie. La question de la repentance concernant la période de colonisation française de l’Algérie (1830-1962) brouille les relations
entre les deux pays depuis plusieurs années, et a empêché la signature d’un traité d’amitié en 2005.
"Oui, le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité", a affirmé Nicolas Sarkozy. "Mais il est aussi juste
de dire qu'à l'intérieur de ce système, il y avait beaucoup d'hommes et de femmes qui ont aimé l'Algérie, avant de devoir la quitter. Oui, des crimes terribles ont été commis tout au long de la
guerre d'indépendance, qui a fait d'innombrables victimes des deux côtés." "C'est toutes les victimes que je veux honorer", a-t-il ajouté.
Le ministre de l’Intérieur algérien Yazid Zerhouni a été le premier officiel à réagir à cette déclaration. "Ca va dans le bon sens, mais nous disons toujours que ce c'est pas assez quand nous
plaçons ces paroles dans leur contexte. C'est un progrès", a déclaré ce proche du président Abdelaziz Bouteflika. "Je ne sais pas si les excuses sont nécessaires, mais utiles elles le seront
toujours." L'absence d'excuses "n'empêchera pas d'avoir une vision nouvelle de nos relations. En France comme en Algérie, nous sommes condamnés à croire à une amitié possible."
Mardi, à l’occasion d’un toast lors du déjeuner d'Etat offert à Nicolas Sarkozy, le président algérien a appelé à "aborder avec courage et franchise" les problèmes entre l'Algérie et la France.
Il n’a en revanche pas parlé de la question de la repentance. En revanche, Abdelaziz Bouteflika a souligné la nécessité de faire de la communauté algérienne en France un "trait d'union solide"
entre les deux pays. Cette communauté "vit parfois l'exclusion, souffre peut-être davantage de l'incompréhension, des préjugés culturels et de la ghettoïsation religieuse", a-t-il
ajouté.
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