<![CDATA[Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche]]> http://www.prglandes.org/ fr over-blog.com RDF 1.0 Generator admin@over-blog.com 2009-07-06T10:55:13Z <![CDATA[Alimentation : 1 humain sur 6 aura faim en 2009]]> http://www.prglandes.org/article-33499451.html Selon l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 1,02 milliards d’êtres humains souffriront de la faim en 2009, soit 11 % de plus que l’an passé. Malgré une production céréalière record en 2008, la crise aurait accentué les difficultés d’accès à l’alimentation. Quelques 100 millions de personnes supplémentaires ne mangeront pas à leur faim en 2009, portant le nombre de victimes de sous-nutrition dans le monde à 1,02 milliards, prévient une récente étude l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Une situation d’autant plus préoccupante que la production céréalière mondiale a atteint des records en 2008. La FAO y voit une conséquence directe de la crise économique « qui a entraîné baisse des revenus et pertes d’emplois, réduisant ainsi l’accès des pauvres à la nourriture ». Le directeur général de l’organisation, Jacques Diouf, a pointé « un mélange dangereux constitué par le ralentissement de l’économie mondiale et la flambée persistante des prix des denrées alimentaires dans de nombreux pays ». En effet, malgré une légère baisse, les prix des produits alimentaires restent globalement supérieurs de 24 % par rapport à 2006 et de 33 % par rapport à 2005. Pour enrayer cette crise alimentaire mondiale, Jacques Diouf, préconise un soutien d’urgence aux pays pauvres « en matière de développement, d’économie et de politique afin d’accroître leur production et leur productivité agricoles », la bonne santé de ce secteur étant « fondamentale pour surmonter la pauvreté et la faim ». 29 juin 2009, Johannes Braun Source: JDD ]]> fr 2009-07-06T10:55:14Z <![CDATA[Communiqué du Réseau "Demain la Parité"]]> http://www.prglandes.org/article-33336389.html PARIS, 24 juin 2009 (AFP) L'Observatoire de la parité et le réseau d'associations féminines "Demain la Parité" se sont étonnés mercredi d'une baisse significative du nombre de femmes ministres de plein exercice, tombé de sept à quatre lors du remaniement gouvernemental de mardi. "Les femmes sont dignes d'être nommées et promues dans les ordres nationaux --Légion d'Honneur, Ordre du Mérite-- mais sont-elles considérées comme incompétentes pour participer au gouvernement de la France?", s'est demandé "Demain la parité" dans un communiqué. Sur 39 ministres et secrétaires d'État, Premier ministre compris, il y a 13 femmes seulement, quatre ministres et neuf secrétaires d'Etat. Le gouvernement précédent comptait neuf hommes et sept femmes ministres de plein exercice, le nouveau quatorze hommes et quatre femmes. "Au palmarès de la parité entre les 27 gouvernements européens, où seul-e-s les ministres sont comptabilisés, le remaniement gouvernemental du 23 juin 2009 va rétrograder la France de la 4ème à la 15ème place, juste entre la Lettonie et la Lituanie", relève l'observatoire de la parité, qui dépend des services du Premier ministre. "Si l'élection du président de la République en 2007 a indéniablement marqué une avancée importante de la place des femmes au sein du gouvernement, il est important de signaler que la majorité d'entre elles se sont vu confier des secrétariats d'État plutôt que des ministères, ce qui ne conduit pas à un véritable partage des responsabilités", souligne-t-il. L'Observatoire ajoute que les intitulés des ministères ne permettent pas d'identifier qui est en charge des questions d'égalité entre les femmes et les hommes. "Ceci est regrettable, tant au regard des requêtes des partenaires sociaux et du monde associatif que de celui des partenaires institutionnels européens et internationaux, soucieux d'identifier un-e interlocuteur-trice pilotant les politiques publiques sur ces sujets d'importance", estime-t-il. Même argument du côté du réseau Demain La Parité, qui interroge: "quel sera le ou la- ministre en charge des questions d'égalité entre les femmes et les hommes ? Qui défendra ces problèmes d'égalité au niveau de l'Europe ? Qui représentera la France lors des grands rendez-vous internationaux, ONU, UNESCO ?". ]]> fr 2009-07-01T20:50:25Z <![CDATA[Où sont les Radicaux dans ce gouvernement ?…]]> http://www.prglandes.org/article-33195587.html La presse n'a pas cessé pendant quinze jours de laisser entendre qu'un ou plusieurs Radicaux de Gauche entreraient au gouvernement...Des militants et des élus ont exprimé leur trouble trahissant leur manque de confiance dans les valeurs qui nous rassemblent. Mardi soir le nouveau gouvernement a été présenté : toujours cinq socialistes (Kouchner, Besson, Bockel, Jouyandet et Fadéla Amara) auxquels s’ajoute maintenant un Mitterrand mais toujours pas de Radical ! Pendant que nombre de gens subissent la crise de plein fouet, Sarkozy et ses sbires de l’UMP cherchent à semer la zizanie à Gauche et alimenter un lourd climat de défiance.. C'est bien mal nous connaître. Nous avons retenu de Jean Moulin ou de Pierre Mendès-France, entre autres, une qualité propre à nos conceptions : l'éthique politique et la rigueur. En politique, les Radicaux sont honnêtes, et, comme le dit Paul Giacobbi, rentrer au gouvernement signifierait une solidarité inacceptable pour nous. Si pour certains, la politique est un jeu, avec tout l'aspect malsain qu'on peut lui associer, pour nous, la politique est un devoir et une responsabilité, celle de travailler non pas pour soi, mais pour l'intérêt général, pour les valeurs suprêmes de la République solidaire et l’ensemble des gens devant lesquels nous portons des responsabilités. C'est sans doute une conception curieuse, anachronique voire « ringarde » de l’engagement politique, mais c'est la nôtre : nous le revendiquons et en sommes fiers ! Merci à François Glin et Eric Mont's ]]> fr 2009-06-28T14:40:16Z <![CDATA[Hyper présidence, le compte n'est pas bon.]]> http://www.prglandes.org/article-33101286.html Yvon COLLIN, Président du Groupe du RDSE et Sénateur PRG de Tarn-et-Garonne, est intervenu mardi 22 juin dans le débat qui a suivi la déclaration du Président de la République à Versailles, à l'occasion de la réunion du Parlement en Congrès. Voici le texte de son intervention : M. le président. La parole est à M. Yvon Collin, pour le groupe du Rassemblement démocratique et social européen du Sénat. M. Yvon Collin. Monsieur le président du Congrès, monsieur le Premier ministre, mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, cette première réunion du Congrès sous l'empire de la nouvelle rédaction de l'article 18 de la Constitution marque le triomphe de la conception très personnelle qu'a le Président de la République du rôle et du fonctionnement de nos institutions : un président qui impulse, oriente et décide dans tous les domaines, un Gouvernement sans marges de manouvre et souvent impuissant, un Parlement victime du fait majoritaire et qui n'influe qu'à la marge. Comment ne pas voir dans l'organisation même de cette journée et dans la place dévolue dans cet hémicycle à chacune des trois institutions, l'illustration de ce qu'il est désormais convenu d'appeler l'« hyper-présidence » ? Jamais depuis Adolphe Thiers, en 1873, un Président de la République n'avait été autorisé à s'adresser en personne à la représentation nationale. La peur raisonnée des parlementaires de l'époque les avait conduits, deux ans plus tard, à proscrire la présence physique du chef de l'État dans l'hémicycle pour couper court à toute tentation de glissement vers le présidentialisme. Ainsi il fut permis que s'enracinât la République dans notre pays. Et c'est cet héritage républicain, à la fois laïc et humaniste, qu'il nous revient de préserver. Car la République est notre bien commun le plus précieux. ( Très bien ! » sur plusieurs bancs.) Ainsi, le Parlement, érigé en pouvoir constituant, a donc décidé, l'année dernière, de mettre fin à une règle vieille de 135 années. En dépit des vives oppositions qui s'étaient alors exprimées, le droit de la République doit s'appliquer, car il incarne la volonté générale du peuple souverain et de ses représentants. Je le dis avec d'autant plus de conviction que je me suis prononcé contre la révision constitutionnelle du 21 juillet dernier. Nul ici n'a aujourd'hui violé la Constitution. Il est donc de notre devoir de républicain de participer à ce débat. (Applaudissements.) M. François Sauvadet. Très bien ! M. Yvon Collin. C'est la position unanime du plus ancien groupe parlementaire que j'ai l'honneur de présider, comme c'est aussi celle des Radicaux de gauche, ma famille politique. (Applaudissements.) M. François Sauvadet. Très bien ! M. Yvon Collin. Cette réunion du Congrès restera dans l'histoire comme la première déclaration de politique générale prononcée par un Président de la République devant les parlementaires, tâche qui incombait, jusqu'à présent, au chef du Gouvernement. D'ores et déjà, une question se pose : que va-t-il advenir de la fonction de Premier ministre ? Arrivé à la moitié de son quinquennat, le Président de la République a choisi cette date pour faire usage de cette nouvelle disposition. Le bilan dressé de son action est, de mon point de vue, loin d'être aussi flatteur que l'image idyllique que nous venons d'entendre, notamment de la part des orateurs qui m'ont précédé. Force est de constater, mes chers collègues, que je suis le seul orateur pouvant se réclamer de l'opposition à intervenir à cette tribune, une opposition jamais systématique, une opposition toujours constructive, une opposition qui préfère toujours le débat au combat ! (Applaudissements.) À présent, parlons d'Europe ! La présidence française de l'Union européenne a certes été empreinte d'un dynamisme utile qu'il faut reconnaître. Le Président de la République n'a pas ménagé ses efforts sur certains dossiers, comme la guerre en Géorgie ou la sécurité énergétique. Mais force est de constater que très peu de nouveaux chantiers ont été ouverts. Certains, urgents et très attendus par les professionnels - je pense à la politique de santé et à la PAC -, n'ont pratiquement pas évolué. Le groupe du RDSE, qui revendique son attachement à l'Europe, s'interroge. Quel est aujourd'hui l'avenir institutionnel de l'Europe, à l'heure où le traité de Lisbonne reste une Arlésienne ? Comment permettre au Parlement de prendre toute sa place ? Pourquoi ne pas élargir le mandat de la BCE à la stabilisation macro-économique ? Autant de grands sujets auxquels le Président de la République n'a apporté aucune réponse dans son discours. Quoi qu'on en dise, nos compatriotes ne s'y sont pas trompés : les résultats des dernières élections européennes ne sont flatteurs pour personne. Le succès revendiqué par la majorité n'est qu'un trompe-l'oil, dès lors que 60 % de nos concitoyens ne se sont pas déplacés et que 73 % n'ont pas adhéré à sa politique. Malgré la très grave crise économique que nous traversons, le Président de la République refuse d'infléchir une politique en total décalage avec ses discours prônant la régulation et le retour de l'État. Le bouclier fiscal en est la cruelle illustration, malgré une partie croissante de la majorité qui appelle à sa suppression. Il est certain aujourd'hui qu'une autre politique, fondée sur une coordination des politiques économiques en Europe, aurait permis d'amortir le terrible choc que nous subissons. Les dysfonctionnements macro-économiques en Europe et leurs conséquences financières et monétaires déploient leurs effets dans une crise qu'on aurait tort de n'imaginer qu'importée des États-Unis. Les résultats de cette politique sont malheureusement tangibles au quotidien. Les services publics subissent les conséquences d'un détournement de l'orthodoxie budgétaire : hier Gaz de France et AREVA, aujourd'hui la SNCF et La Poste. À qui le tour demain ? Je ne nie pas le besoin de réformes, mais je conteste que la seule rentabilité l'emporte sur l'intérêt général. Je pense ici, en particulier, aux territoires ruraux, qui ont pourtant tant besoin de services publics de proximité et de qualité. M. Raymond Vall. Très bien ! M. Yvon Collin. De la même façon, il est inacceptable que l'addition d'une politique de dépenses publiques non maîtrisée soit payée par les collectivités locales ! On cherche à faire croire aux Français que les collectivités sont aujourd'hui responsables de l'explosion de la dette publique, qu'elles sont incapables de gérer leurs budgets ou qu'elles ne savent qu'augmenter les impôts. Rien de plus faux, quand on sait que l'État, qui a transféré de nouvelles compétences, n'a jamais donné les moyens financiers correspondants ! Mme Brigitte Barèges. C'est souvent le cas, notamment dans le Tarn-et-Garonne ! M. Yvon Collin. Pire, les dotations compensent de moins en moins les charges nouvelles des collectivités : plafonnement de l'enveloppe normée de la DGF, plafonnement de la taxe sur le foncier non bâti, plafonnement de la valeur ajoutée dans le calcul de la taxe professionnelle. Enfin, dois-je rappeler que la RGPP s'entend autant pour l'État que pour les collectivités ? Par ces temps difficiles, le sénateur que je suis est fier d'ouvrer à la défense des petites communes, de plus en plus mises à mal par la dégradation continue de leur environnement juridique et financier. Avec mes collègues du RDSE, il ne nous a manqué que trois voix le 26 mars pour faire adopter une proposition de loi visant à exclure les communes de moins de 2 000 habitants du dispositif de service d'accueil des élèves. Faut-il rappeler que le Président de la République avait lui-même promis cette mesure à l'occasion du dernier Congrès des maires ? Personne ici ne peut me contredire. Le récent rapport de la mission d'information du Sénat sur l'organisation et l'évolution des collectivités locales a dégagé des propositions pour clarifier leurs compétences. Elles ont le grand mérite de ne pas faire du rapport de force l'unique méthode de réforme. Quelle suite sera donnée à ce rapport ? Est-il parvenu jusqu'au Président de la République ? Ayant bien écouté sa déclaration, j'en doute, et je le regrette. Car, à l'inverse, le big bang territorial annoncé par le Chef de l'État porte bien son nom et illustre tout aussi bien la méthode retenue. Rompre ou plier : voilà l'alternative proposée, plutôt que de faire émerger un consensus que chacun appelle de ses voux. Et si l'on refuse de céder, voici qu'on brandit la menace du référendum. Mais il serait absolument inacceptable que la volonté du Parlement ne soit pas entendue, à plus forte raison celle du Sénat qui assure « la représentation des collectivités territoriales de la République ». Que l'on songe aussi à la suppression de la taxe professionnelle annoncée le 5 février dernier pour le 1er janvier prochain. Alors que la loi de finances pour 2010 est entrée dans sa phase de préparation, le Gouvernement est incapable d'expliquer aux parlementaires et aux élus locaux quel sera le nouveau dispositif. Or, aujourd'hui, les collectivités ont besoin des 23 milliards d'euros qu'elles représentent, surtout dans un contexte de crise. Comment alors garantir le principe constitutionnel d'autonomie des collectivités, si l'État vient, une nouvelle fois, substituer une dotation à un impôt local librement déterminé ? Nos compatriotes sont également très inquiets pour l'avenir de leur système de retraites. La solidarité nationale n'est pas négociable : le système par répartition ne doit pas être sacrifié. La loi Fillon est loin d'avoir réussi le miracle annoncé, à savoir garantir l'avenir du système de retraites. Et voici que l'on nous explique qu'il faudra travailler jusqu'à soixante-sept ans ! Pourquoi cette annonce, alors qu'un rendez-vous avait été fixé avec les partenaires sociaux en 2012 ? Et pourquoi priver le Parlement d'un débat qui lui revient de droit ? Mais, s'il est un domaine où l'activisme présidentiel interpelle, c'est bien celui de la justice et des libertés publiques. Après la chaotique réforme de la carte judiciaire, l'inquiétante loi sur la rétention de sûreté, la très répressive loi sur la récidive, la très décevante réforme pénitentiaire, voici que se profilent la suppression des avoués, le renforcement de la répression des clandestins et la suppression du juge d'instruction. La combinaison de ces réformes ne manque pas d'inquiéter tous ceux qui sont attachés à la défense des droits fondamentaux et à la protection de la dignité humaine. Avant de conclure, je voudrais préciser que la démarche à la fois critique et constructive dans laquelle s'inscrit mon groupe m'amène à reconnaître les progrès accomplis depuis le début de ce quinquennat en matière de développement durable. Sur ce sujet, nous sommes collectivement, par-delà les clivages partisans, en train de remporter la plus difficile des batailles : changer les mentalités pour parvenir à la révolution verte. Enfin, les dernières propositions annoncées en faveur de la jeunesse me semblent aller dans le bon sens. Et c'est avec satisfaction que je constate, quelques semaines seulement après le débat qui s'est tenu au Sénat, à l'initiative de mon groupe, que l'on préconise aujourd'hui de renforcer la participation citoyenne des jeunes avec un véritable service civique. Le groupe du RDSE demeure attentif et vigilant à la politique du Président de la République. C'est pourquoi il entend faire le meilleur usage des prérogatives que lui confère désormais son statut de groupe minoritaire, au sens de l'article 51-1 de la Constitution. Soucieux du respect des minorités politiques et du pluralisme sénatorial, mon groupe continuera de privilégier le dialogue et le débat. Nous refusons le manichéisme politique érigé en consigne de vote : voter systématiquement contre quand on est dans l'opposition et pour quand on est dans la majorité ne sera jamais notre marque de fabrique. *(Applaudissements.) *De même, ceux d'entre nous qui sont Radicaux de gauche, et donc aujourd'hui dans l'opposition, refusent toute opposition systématique. (Applaudissements.) Le groupe du RDSE est plus que jamais fier d'être constitué de sénateurs issus d'horizons politiques différents, mais qui tous se rassemblent sur l'essentiel : des affinités communes mais aussi des valeurs partagées. N'est-ce pas là l'essence même du Parlement ? C'est avec ce type d'attitudes politiques et de comportements responsables que nous entrerons alors, peut-être, dans l'ère trop vite annoncée de l'hyper Parlement ! Mais, pour l'heure, ne nous y trompons pas : c'est bien l'hyper présidence qui prédomine. (Applaudissements.) ]]> fr 2009-06-25T21:25:22Z <![CDATA[Comment faire taire les militants]]> http://www.prglandes.org/article-32932923.html Politis, 11 Juin 2009 La ministre de l'Intérieur, sur suggestion de l'Élysée et de quelques parlementaires, prépare en secret un arrêté fondé sur un projet de loi signé du Premier ministre et du ministre de la Défense, prêt depuis le mois d'octobre 2008. Il s'agit de la loi 1216 de programmation militaire pour 2009-2014 : un texte plutôt banal s'il ne prévoyait, dans son article 5, de réorganiser et de redéfinir tout ce qui touche à la sécurité intérieure. Ce qui, une fois la loi votée, autorisera la publication d'un ou plusieurs décrets permettant de poursuivre notamment les militants écologistes et associatifs lorsque, par leurs actions, écrits ou propos, ils mettront en cause« les intérêts de l'État ». Dans ces « intérêts » seraient notamment inclus ce qui concerne les centrales, les transports nucléaires et le stockage des déchets, mais aussi ce qui touche aux installations industrielles et aux stockages classés « Seveso », qu'il s'agisse d'usines manipulant des substances dangereuses ou d'aires abritant des cuves de produits chimiques. Ce texte aurait aussi comme conséquence d'aggraver les peines encourues par les faucheurs d'OGM, car il permettrait de poursuivre les individus et les associations mettant en cause les intérêts économiques stratégiques de la France. Dans l'exposé des motifs de la loi, on trouve en effet ce paragraphe: « Les attributions, déjà codifiées, des ministres de la Défense, de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de l'Économie et du Budget sont redéfinies en fonction des différentes politiques qui entrent dans leur champ de compétence et concourent à la stratégie de sécurité nationale. Au-delà de ces modifications, et dans le prolongement des orientations du Livre blanc, des attributions particulières en matière de sécurité nationale du ministre de la justice et des ministres chargés de la Santé, de l'Environnement, des Transports, de l'Énergie et de l'Industrie sont codifiées. » Au nom de la sécurité nationale, le décret en préparation permettrait donc de placer sous la protection de cette dernière toutes les actions et informations liées, par exemple, à l'environnement et aux infrastructures contestées par les associations de protecteurs de la nature et les organisations écologistes. De la même façon, tout ce qui concerne le changement climatique pourra entrer dans les informations classifiées interdites de divulgation. Classification qui, d'une part, sera bien entendu à la discrétion souveraine du gouvernement en place et qui, d'autre part, sera opposable à la fois aux militants, aux associations et aux juges d'instruction. S'ils existent encore. Les écolos ne sont bien sûr pas les seuls visés: ce texte à tout faire permettrait de poursuivre tous les agissements « déviants ». II deviendrait donc plus difficile d'exercer une contestation écologique. Ce dispositif pourrait être complété dès l'automne par une circulaire ou un décret - ce n'est pas encore décidé - qui compliquerait la tâche des citoyens et des associations de protection de la nature voulant attaquer des décisions de l'État et des collectivités territoriales devant les tribunaux administratifs. Les élus se disent lassés des remises en cause de permis de construire ou des tracés de routes. Depuis plusieurs années, les associations de maires demandent au gouvernement une restriction de la contestation « administrative » pour abus de pouvoir et non-respect des règles d'enquête publiques. En oubliant de rappeler que le recours aux tribunaux administratifs est souvent la seule arme des écologistes et des associations de protection de la nature. Entre les possibilités de criminalisation de la contestation écologique et les restrictions aux recours administratifs, si ces deux réformes entrent en vigueur, l'écologie devrait peu à peu cesser de gêner le pouvoir. Pour l'instant, il est encore, au moins, possible de l'écrire sans encourir le risque d'être poursuivi... pour outrage au gouvernement. Claude-Marie Vadrot ]]> fr 2009-06-21T20:30:31Z <![CDATA[Report de la proposition « financement des écoles privées » : les députés PRG voteront contre et restent vigilants]]> http://www.prglandes.org/article-32842397.html Prenant acte du report par le Gouvernement de l'examen de la proposition de loi, déposée par la droite sénatoriale et relative au « financement des élèves du privé hors commune de résidence », les onze députés Radicaux de Gauche (PRG) et apparentés réaffirment leur opposition à cette attaque en règle contre le principe de Laïcité, et maintiennent leur vigilance. Ils s'étonnent que dans les différents débats concernant ce texte, que ce soit au Sénat ou à l'Assemblée, le mot « Laïcité » semble constituer un tabou - tabou que les députés PRG entendent briser. Ce texte porte directement atteinte au principe républicain de Laïcité que les Radicaux inscrivent au coeur de leur action. Derrière la notion de « parité de financement » entre le public et le privé, qui n'existe nulle part en droit, se cache l'obligation pour les communes, et particulièrement pour les petites communes qui luttent pour le maintien de leur école, de financer les écoles privées, dont les écoles confessionnelles. Pour les Radicaux, il est contraire à la Laïcité d'assurer un égal financement public entre les écoles publiques, soumises à une obligation de gratuité, de continuité du service et d'accueil de tous les publics, et les écoles privées, qui pratiquent une sélection des élèves et, surtout, des frais de scolarisation souvent élevés. Le financement dans des « conditions identiques » ne saurait s'apprécier de façon abstraite, sans prendre en compte les conditions d'enseignement propres à chaque établissement privé. Contact presse : Matthew REARDON Tel : 01 40 63 73 07 ]]> fr 2009-06-19T13:20:43Z <![CDATA[Clips de campagne européenne du Parti Radical de Gauche]]> http://www.prglandes.org/article-31846576.html Les émissions au format court PRG d'1mn 15 sont diffusées selon le calendrier suivant : Sur FRANCE 2, après les journaux télévisés de 13 heures et de 20 heures et après le programme de première partie de soirée : Lundi 25 Mai, Mardi 26, Jeudi 28, Vendredi 29, Samedi 30, Lundi 1 Juin, Mardi 2, Mercredi 3, Jeudi 4, Vendredi 5. Sur FRANCE 3, après l’édition de « Soir 3 » ; sur France 4, vers 18 h 30 la première semaine et le lundi 1er juin 2009 avant la retransmission du tournoi de Roland Garros ; puis, à compter du mardi 2 juin 2009, vers 18 h 30 avant « Plus belle la vie » ; sur FRANCE INTER, avant le bulletin d’information de 14 heures. Le 25 Mai, 26, 28, 29, 30, le 1er Juin, 2, 3, 4 et 5. Sur FRANCE 5, vers 18 h 45 après « C’ dans l’air » et vers 22 h 20 avant la rediffusion de l’émission « C’ dans l’air » ; le samedi 30 mai 2009, vers 18 h 45, juste avant l’émission « Revu et corrigé » Lundi 25 Mai,Jeudi 28 Mai,le 2 Juin, 4 Juin, 30 Mai sur FRANCE 5 à 18h45 Mardi 26 Mai, Vendredi 29 Mai, le 1 er Juin, le 3 Juin et le 5 Juin sur FRANCE 5 à 22h20 Les émissions au format long 3 mn 45 du PRG sont diffusées selon le calendrier suivant : Sur FRANCE 2, après « Télématin » Sur FRANCE 3, vers 17 h 45 avant les messages publicitaires précédant la diffusion de « Questions pour un champion » ; le samedi 30 mai vers 18 h 30 après l’émission « Questions pour un champion » Sur FRANCE 4, vers 12 h 45 avant la retransmission du tournoi de Roland Garros, jusqu’au 1er juin inclus, ainsi que le vendredi 5 juin 2009 ; du mardi 2 juin au jeudi 4 juin 2009 inclus vers 13 h 30 après la retransmission du tournoi de Roland Garros Sur FRANCE 5, vers 13 h 30 avant « Le magazine de la santé » et le samedi 30 mai 2009 vers 13 h 30 après « Les escapades de Petitrenaud » Sur FRANCE INTER, après le journal de 20 heures Sur RFI, les émissions sont programmées aux heures précisées dans la décision du Conseil du 19 mai 2009.le Merdredi 27 Mai et le Mardi 2 Juin. ]]> fr 2009-05-25T16:00:15Z <![CDATA[Projet de loi PRG pour le scrutin des Européennes]]> http://www.prglandes.org/article-31846213.html PARIS, 24 mai 2009 (AFP) - A l'approche des européennes du 7 juin,les critiques se font plus nombreuses contre le système de grandes circonscriptions qui divisent artificiellement la France en huit super-circonscriptions. Ces circonscriptions "ne veulent rien dire", a lancé dimanche sur Radio J Daniel Cohn-Bendit (Verts), tête de liste Europe Ecologie en Ile-de-France, souhaitant un retour à la formule antérieure de listes nationales. Samedi, Jean-Michel Baylet, président du PRG, hors course européenne, a réclamé le retour, dès le scrutin de 2014, à la circonscription unique. Avec 13 collègues de son groupe sénatorial RDSE (Rassemblement Démocratique et Social Européen), il a déposé une proposition de loi en ce sens, jugeant que le système des 8 eurorégions, institué depuis 2004, favorise les grands partis. "La France avait opté en 1977 pour l'instauration d'une circonscription unique sur l'ensemble du territoire de la République", analyse M. Baylet. Depuis, c'est "le seul pays de l'UE à avoir modifié son mode de scrutin". "Ce système, hélas, favorise les plus grands partis qui disposent de moyens financiers et humains considérables", selon l'élu du Tarn-et-Garonne. "Le risque avéré est donc de voir des partis politiques moins importants, mais exprimant une réelle sensibilité au sein de l'opinion, être contraints de renoncer à présenter des listes ou d'en présenter dans peu de circonscriptions". "Ni le PRG ni le MRC n'auront de candidats" au scrutin du 7 juin", argumente M. Baylet pour qui le maintien de huit circonscriptions "supprime la diversité politique du scrutin européen". Le PRG a d'ailleurs lancé une pétition en ligne pour le rétablissement d'une circonscription unique. Voulues par Lionel Jospin et introduites en 2003 par son successeur à Matignon Jean-Pierre Raffarin, les eurorégions avaient eu les faveurs à la fois d'une partie du PS et de l'UMP, pour sortir du système jusqu'alors en vigueur, où chaque parti présentait une seule liste nationale. "En éclatant le scrutin en plusieurs petits scrutins, nous voulions que les élections européennes ne soient plus une petite présidentielle des partis", se souvient Jean-Pierre Raffarin. L'idée était aussi de "rapprocher le député européen de son territoire et lui donner une proximité avec ses électeurs". Mais ce découpage provoque des difficultés pour constituer les listes, compte tenu du nombre limité de places. Au lieu de faire un seul arbitrage avec panachage de sensibilités au niveau national, les partis doivent réussir 8 fois ce casse-tête. "Ca favorise effectivement les querelles locales, et surtout ça occulte le débat européen. Car souvent, on débat localement d'intérêts locaux", selon le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, "conscient que ce mode de scrutin, qui était fait pour rapprocher les électeurs de l'élu, ne joue pas son rôle". La taille des circonscriptions, qui regroupent des régions très différentes, provoque aussi des récriminations. "Je me présente dans une zone qui va du bout de la Bretagne à Dunkerque: autant dire que c'est n'importe quoi", raille Marine Le Pen, tête de liste FN dans le Nord-Ouest. "La circonscription du Grand-Ouest ne correspond à rien sur le plan affectif pour la population", pour Philippe de Villiers (MPF). "Autant dire que le député européen est l'élu de nulle part". "Ce qui rend ce scrutin anormal, c'est qu'on a fait croire que c'était pour rapprocher les élus des citoyens, alors que ça les éloigne", juge le président du MoDem François Bayrou. ]]> fr 2009-05-25T16:00:11Z <![CDATA[Politique de lutte contre l'immigration clandestine ; débat au Sénat mercredi 29 avril, à la demande du Groupe du RDSE.]]> http://www.prglandes.org/article-30972832.html Paris, le 28 avril 2009 Dans le cadre de la « semaine de contrôle » de la politique du Gouvernement, un débat demandé par le Groupe du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE - à majorité radicaux de gauche) aura lieu au Sénat mercredi 29 avril (après-midi) sur la politique de lutte contre l'immigration clandestine. Conformément à la tradition d'humanisme qu'il incarne au sein de la Haute assemblée, le Groupe du RDSE a souhaité ce débat tant l'immigration clandestine constitue aujourd'hui un drame humain dans notre pays et en Europe. Quelques jours après la visite du Ministre de l'Immigration à Calais pour y annoncer sa volonté de fermer « la jungle », le Groupe du RDSE interrogera le Ministre sur les fondements mêmes de la politique de lutte contre l'immigration menée par le Gouvernement, mais également sur un certain nombre de défaillances ou de manquements dans la mise en ouvre de cette politique par les forces de police, les services administratifs ou encore l'autorité judiciaire. Ce débat sera également l'occasion d'évoquer ce que l'on appelle le « délit de solidarité » ou encore de soulever la délicate question des statistiques ethniques. Par l'intermédiaire de ses deux intervenants (Anne-Marie Escoffier - PRG - et Jacques Mézard - PRG -) dans ce débat, le Groupe du RDSE rappellera que la lutte contre l'immigration clandestine ne peut se faire que dans le respect absolu de la personne humaine, et que dans ce domaine, comme dans bien d'autres, la France doit redevenir exemplaire. contact groupe RDSE : 01 42 34 25 00 ]]> fr 2009-05-03T16:55:11Z <![CDATA[Les "primaires ouvertes", dernière chance du PS ?]]> http://www.prglandes.org/article-30837558.html Et si l'organisation de primaires ouvertes aux sympathisants pour désigner le porte-drapeau socialiste en 2012 constituait la dernière chance du PS ? La dernière chance de remporter la présidentielle mais aussi d'échapper à un inexorable déclin. De Manuel Valls à Arnaud Montebourg en passant par Pierre Moscovici, ils sont nombreux à s'en dire persuadés. Non pas que les primaires constituent une panacée. Ce mode de désignation, perfectionné par les américains, les grecs ou les italiens dans des contextes très différents représente, selon ses partisans, une condition nécessaire mais pas suffisante pour revitaliser la gauche. En revanche, pour ses détracteurs, de telles primaires placeraient le PS sur une pente savonneuse et en feraient un ersatz du parti démocrate américain. Loin de la tradition séculaire de la gauche française. S'il est une question qu'il faudra bien trancher dans un proche avenir, c'est bien celle-là. D'ailleurs, la discussion est déjà officiellement lancée. Un groupe de travail (animé par Arnaud Montebourg et Olivier Ferrand, président de la fondation Terra Nova) réunit chaque semaine des représentants de toutes les sensibilités du PS afin de baliser le terrain. Fin juin ou mi-juillet un rapport dressant l'inventaire des points de convergence et de divergence sera présenté devant le Bureau national. Il servira de base aux débats qui devront déboucher, en décembre, dans le cadre de la convention nationale de la rénovation. A l'orée d'un débat qui devrait rebondir dans les mois qui viennent, on peut d'ores et déjà passer en revue les tenants et aboutissants de ces primaires ouvertes. LES ATOUTS– Inviter les électeurs de gauche à choisir, sans intermédiaire, celui ou celle qui portera leurs couleurs face au président sortant constituerait un formidable levier pour lancer la candidature socialiste plaident les convaincus. Fort(e) d'un soutien populaire – on évoque la participation de quatre millions d'électeurs – autrement plus large que celui engendré par le vote de 200 000 adhérents du PS en 2006, le ou la candidat(e) bénéficierait d'une légitimité considérable et d'une vraie « vitesse acquise » au moment de lancer sa campagne. Ces serait aussi un bon moyen de faire le plein des voix de gauche dés le premier tour. Face à Nicolas Sarkozy investi par l'UMP sans réel concurrent, François Bayrou désigné par Marielle de Sarnez et Olivier Besancenot intronisé par un NPA au fonctionnement guère moins archaïque que feue la LCR, le candidat socialiste pourrait se prévaloir de l'onction démocratique. En outre, ces primaires ouvertes aux sympathisants imposeraient au PS de sortir de ses enjeux internes pour s'ouvrir enfin vers l'extérieur en mettant en exergue des éléments de débat susceptibles de concerner l'opinion de gauche. L'antithèse du congrès de Reims, en quelque sorte. Last but not least, cette consultation à laquelle les participants s'inscriraient contre le versement de 5 ou 10 euros permettrait de financer la campagne électorale grâce à un système de « petits dons ». Comme celle de Barack Obama, pardi. LES RISQUES – A contrario, les adversaires des primaires font valoir que ce système qui n'a eu d'effet positif qu'une fois sur deux en Italie enfermerait pendant plusieurs mois le PS dans une campagne électorale interne, forcément éprouvante, éventuellement déprimante et d'autant plus violente qu'elle se tiendrait sur la place publique. En fait, leur principale objection porte sur la conception du parti induite par un choix qui aboutirait de facto à retirer aux adhérents du parti socialiste la responsabilité de choisir leur présidentiable. Contraint de complaire aux sympathisants, ce dernier serait immanquablement tenté de se fier plus volontiers aux sondages qu'aux fruits des réflexions de l'intellectuel collectif que constitue le parti. Bref, le PS deviendrait un rassemblement de supporteurs chargés de coller des affiches et de faire du porte à porte une fois tous les cinq ans. Risque connexe; augmenter le risque de voir le candidat, consacré par les sympathisants, se dresser contre la direction du parti, élue par les militants. LES QUESTIONS A TRANCHER – Elles sont nombreuses et touchent au calendrier (opter pour le printemps ou l'automne 2011 ?), à des considérations techniques (pourra-t-on voter via internet ?) et, surtout, politiques. Certains suggèrent d'élargir la primaire aux autres partis de la gauche. Hypothèse peut envisageable dans la mesure où ces derniers seraient quasiment sûrs d'être battus tout en se privant des aides publiques liées à une candidature présidentielle. D'autres interrogations surgissent. Quels critères de sélection adopter pour faire émerger les candidats à la candidature et organiser leur confrontation publique ? Organisera-t-on un ou deux tours de scrutin ? Devra-t-on faire adopter le programme du parti avant les primaires ? Et dans l'affirmative, comment obtenir de l'heureux élu qu'il s'y conforme ? On le voit, rien n'est simple. QUI EST POUR ? A priori, les pro-primaires sont aujourd'hui les plus nombreux. Parmi les plus chauds partisans, on recense les signataires de la motion E de ségolène Royal, les strauss-kahniens de toutes obédiences et les amis d'Arnaud Montebourg qui, après la VI ème République, se considère investi d'une nouvelle mission historique. Les partisans de Benoît Hamon ne sont pas contre. QUI N'EN VEUT PAS ? François Hollande est opposé aux primaires au nom du maintien de la primauté des militants. Et peut-être aussi parce que sa cote de popularité dans l'opinion lui offre assez peu de chances d'être plébiscité par les sympathisants. Pour les mêmes raisons, Laurent Fabius voit les primaires ouvertes d'un très mauvais œil. Cela posé, on peut retourner le compliment et remarquer que les personnalités les plus en cour dans les sondages – Ségolène Royal mais aussi DSK – sont celles qui réclament l'organisation de ces primaires avec le plus d'insistance. Reste le cas de Bertrand Delanoë. Evoquer la désignation du candidat socialiste à la présidentielle par les sympathisants peut provoquer des montées d'urticaire dans les rangs de sa famille d'origine, celle des jospiniens. Or, le maire de Paris sait aussi qu'il est sans doute plus populaire dans l'opinion publique que dans les rangs de son propre parti. Alors, il préfère dégager très loin en touche lorsqu'on lui pose la question… ET QU'EN PENSE MARTINE AUBRY ? Cette problématique va à l'encontre de la stratégie de la première secrétaire qui, soucieuse de conserver tout son petit monde autour d'elle, se garde bien d'évoquer la perspective de la présidentielle. C'est pourquoi elle a réprimandé Arnaud Montebourg, trop prolixe à son goût à propos des primaires. Et décidé de repousser à la fin de l'année l'organisation de la convention consacrée à la rénovation qui devra faire trancher la question par les adhérents. En conférence de presse, chaque fois que les primaires reviennent sur le tapis, Martine Aubry répond que d'autres dossiers sont plus urgents. Pour elle, il faut d'abord rénover le parti et son programme avant de se préoccuper de la désignation de son champion. Ce raisonnement, qui a sa logique, indique que la première secrétaire ne considère pas les primaires ouvertes comme un élément central de la modernisation du PS. Dans son entourage, on juge qu'il serait « anormal » d'accorder au sympathisant « qui ne s'est donné que le mal de se déplacer » un pouvoir de décision égal à celui du militant dévoué et fidèle. Peut-être, Martine Aubry considère-t-elle que donner les clés de 2012 aux sympathisants avantagerait Ségolène Royal alors que le vote des adhérents du parti lui serait plus favorable. Une opinion qui pourrait évoluer si, d'aventure, la maire de Lille prenait de l'assurance à la tête du PS. Jean-Michel Normand ]]> fr 2009-04-29T21:30:53Z