Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

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undefined Nicolas Sarkozy sera-t-il pris à son propre piège
? Il a toujours affirmé haut et fort que les élections municipales devaient revêtir une dimension nationale. « Chiche ! » ont répondu hier en substance les socialistes qui ont lancé leur campagne électorale. Ils sont d'autant plus encouragés à le faire que le Président est en perte de vitesse dans les sondages. Ils flairent donc la bonne affaire politique. Quant à Sarkozy, il pourrait se mordre les doigts d'avoir lancé un défi que la droite aura peut-être du mal à relever. Il est vrai qu'il s'était engagé dans cette voie osée alors qu'il culminait dans les sondages.

 

À l'époque, c'était François Fillon qui était en disgrâce dans les enquêtes d'opinion. Aujourd'hui, par un curieux effet de balancier, le Premier ministre dépasse le Président selon la dernière étude de l'Ifop. Il y a encore quelques semaines, Fillon apparaissait comme un boulet pour la droite à l'orée de la campagne des municipales ; aujourd'hui, il symbolise une sorte de valeur refuge pour des électeurs et des élus de droite qui se reconnaissent plus dans un Premier ministre sérieux, humble et discret vis-à-vis des médias, que dans un Président jet-setter. Résultat : nombreux devraient être les maires et les candidats de la majorité qui préféreront faire jouer la fibre locale dans leur campagne plutôt que de se référer à la politique nationale et à celui qui l'incarne de manière aussi spectaculaire, Nicolas Sarkozy. Comme si le chef de l'État commençait à poser un problème à ses propres troupes.

 

Néanmoins la gauche aurait tort de crier victoire d'ores et déjà. Car dans la mesure où elle ne représente pas encore une alternative crédible, les seules considérations purement locales pourraient être retenues par une partie des électeurs. Or la politique municipale, qu'elle soit de droite ou de gauche, même si elle comporte des différences notables dans certains domaines, donne rarement lieu à de graves carences en matière de gestion. Il n'en demeure pas moins que si, au soir du 16 mars, la droite l'emporte, Sarkozy aura beau jeu de faire valoir que sa politique a été validée ; en revanche, si la gauche gagne elle claironnera que dix mois à peine après son élection à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy a été sanctionné par les Français… L'opposition sera d'autant plus fondée à enfoncer ce clou, que c'est Sarkozy lui-même qui aura « nationalisé » le débat.

 

Alors, aujourd'hui, le Président peut-il reculer et se faire plus discret dans les semaines à venir ? Cela semble difficile car ce serait avouer l'échec de sa politique économique et reconnaître qu'il a péché par excès de « transparence » dans l'exercice de sa fonction présidentielle. Bref, ce serait remettre en cause le fond de sa politique et le style qu'il a volontairement adopté au risque de choquer. Et puis ce n'est pas dans son tempérament d'éviter les difficultés.

 

Il lui faudra donc trouver la parade. Car force est de constater qu'il n'aborde pas ces municipales avec tous les atouts qu'il pensait avoir en mains, allant même jusqu'à créer la défiance dans son propre camp.

Mar 22 jan 2008 6 commentaires
Sarkozy veut politiser les municipales ; grand bien lui fasse, ça nous permettra d'evacuer les nervis de l'UMP à Mont de Marsan
Philippe - le 22/01/2008 à 12h07
Et cela se marrie très bien avec les résultats du capitalisme sauvage et non régulé dont on peut voir les magouilles et les déviations personnelles en ce moment dans tous nos médias.
Daniel - le 22/01/2008 à 13h06
Les élections municipales et Cantonales sont là pour recentrer les débats afin de rendre les positionnement plus locaux ; la vie des gens est en jeu ! Quel dommage que le PS Landais n'ait pas continuer sa logique de rassemblement dans nos Cantons, cela aurait été un signe fort.
Paul - le 22/01/2008 à 13h24
C'est en effet assez idiot ! Pourquoi ne pas avoir envoyé l'une ou l'un d'entre nous soit en suppléant(e) soit en candidat(e). Mais bon ; attendre et observer !
gabrielle - le 22/01/2008 à 13h34
Ne gémissons pas, mais assurons la présence Radicale avec nos candidats aux municipales sur les listes d'union de la Gauche, puis, soutenons Christine Dardy, Canditate PRG sur le Canton de Saint Martin de Seignanx afin que les Radicaux de Gauche soient présent au sein du Conseil Général.
Jean-Philippe - le 23/01/2008 à 10h24
Les élections municipales de 2001, nous avez montré qu'il y avait un fort taux d' abstentéisme dans les villes dû a un fort désinterresement du peuple.

Aujourd'hui ne faisant pas la même bétise, il est dispensable d'allez voter, ne nous faisons pas influencer par la télévision, prennons nos responsabilité et allons voter le dimanches 9 et 16 mars 2008.

Je vous invite à venir voir mon blog
PierreP - le 23/01/2008 à 15h35